{"id":19,"date":"2019-03-15T17:07:43","date_gmt":"2019-03-15T17:07:43","guid":{"rendered":"https:\/\/concordeaugustinienneet.live-website.com\/?page_id=19"},"modified":"2025-05-11T10:28:25","modified_gmt":"2025-05-11T10:28:25","slug":"profession","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/asconcordia.fr\/?page_id=19","title":{"rendered":"Profession"},"content":{"rendered":"\n<h3 style=\"text-align: center;\">\u00a0<\/h3>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><em><strong>Sommaire.<\/strong><\/em><\/h3>\n<p style=\"text-align: center;\">I.\u2006Invariabilit\u00e9 du d\u00e9p\u00f4t de la foi.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">II. \u00a0Apostolicit\u00e9 de notre sainte religion.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">III. Pratique liturgique traditionnelle &amp; discipline sacramentelle ancienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">IV. Minist\u00e8re sacerdotal dans son antique extension.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">V. Soci\u00e9t\u00e9 eccl\u00e9siastique.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">VI. Spiritualit\u00e9 augustinienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">VII. Nullam partem.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">VIII. L&rsquo;Eglise est dans l&rsquo;Ev\u00eaque.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">__________<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><em>Pour t\u00e9l\u00e9charger ce texte : <a href=\"https:\/\/asconcordia.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Profession-ASQC.pdf\">Profession ASQC<\/a><\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">__________<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>I. Invariabilit\u00e9 du d\u00e9p\u00f4t de la foi.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Rejet des nouveaut\u00e9s.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La\u00a0<em>Concorde Augustinienne et Sacerdotale<\/em>\u00a0a pour objet la pratique de la vie chr\u00e9tienne, conforme \u00e0 la Tradition, la Parole de Dieu et les Saints Canons. Elle n\u2019entend pas \u00eatre une r\u00e9action, ni en r\u00e9action, vis-\u00e0-vis de certains faits qui caract\u00e9risent l\u2019\u00e9poque moderne. La\u00a0<em>Concorde <\/em>ne se d\u00e9finit ni comme une r\u00e9ponse, ni comme une solution au probl\u00e8me pos\u00e9 par le n\u00e9o-catholicisme de l\u2019Eglise issue des r\u00e9formes qui d\u00e9but\u00e8rent\u00a0<em>grosso modo<\/em>\u00a0en 1962.<\/p>\n<p>Rejetant toute nouveaut\u00e9, toute variation dans la foi et les m\u0153urs, elle entend simplement correspondre \u00e0 la nature de l\u2019Eglise de N.-S. J\u00e9sus-Christ, telle qu\u2019elle existe depuis que le Messie a inaugur\u00e9 la Nouvelle Alliance par le Sacrifice expiatoire du Calvaire. Elle professe l\u2019ancienne religion catholique romaine, telle que nos P\u00e8res l\u2019ont re\u00e7ue des SS. Ap\u00f4tres, et telle qu\u2019elle s\u2019est maintenue, jusqu\u2019\u00e0 ce que les Novateurs introduisent en son sein des innovations et des erreurs qui, progressivement, amen\u00e8rent \u00e0 la pr\u00e9dication d\u2019un \u00ab\u00a0autre Evangile\u00a0\u00bb que celui qui avait \u00e9t\u00e9 pr\u00each\u00e9 <em>in principio<\/em>.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Conform\u00e9ment \u00e0 la formule de S\u1d57 Vincent de L\u00e9rins, dans son\u00a0<em>Commonitorium,<\/em>\u00a0elle croit et professe sans arri\u00e8re-pens\u00e9e qu\u2019 \u00ab\u2006en l\u2019Eglise catholique, on doit avoir grand soin de s\u2019en tenir \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 cru dans tous les lieux, dans tous les temps et par tous les fid\u00e8les. \u2026 Nous serons catholiques, si nous suivons l\u2019universalit\u00e9, l\u2019antiquit\u00e9, le consentement.\u2006\u00bb<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>II. Apostolicit\u00e9 de notre sainte Religion.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>La religion catholique ne commence pas au XIX\u1d49 si\u00e8cle.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Cette profession de foi catholique, qui embrasse tout ce que le Magist\u00e8re, tant conciliaire que papal, enseigne et impose aux croyants, motive la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> \u00e0 affirmer hautement que la religion chr\u00e9tienne n\u2019a pas commenc\u00e9 d\u2019exister au XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Il est, h\u00e9las\u00a0!, une opinion fort r\u00e9pandue, qui consiste \u00e0 s\u2019imaginer que la religion catholique \u00e9tait dans un \u00e9tat d\u2019imperfection avant la proclamation du dogme de l\u2019Immacul\u00e9e Conception et celui de l\u2019infaillibilit\u00e9 pontificale. Or, si l\u2019on note que ces notions ont toujours appartenu <em>de facto<\/em> \u00e0 la croyance g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Eglise, ce qui exclut que l\u2019on consid\u00e8re les anciens catholiques comme des ignorants, voire des m\u00e9cr\u00e9ants \u2013, en revanche, c\u2019est l\u2019interpr\u00e9tation que nombre de catholiques en ont fait, qui pose probl\u00e8me. En effet, le XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle vit l\u2019introduction dans la <em>forma mentis<\/em> catholique de la notion de progr\u00e8s, triomphalement brandie par les ultramontains qui voyaient dans le triomphe \u2013 illusoire \u2013\u00a0de la papaut\u00e9 un signe avant-coureur de la victoire d\u00e9finitive de l\u2019Eglise, non seulement sur le monde impie, mais surtout sur le christianisme apostolique, dont les maximes avaient r\u00e9gn\u00e9 jusque-l\u00e0. Au XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, le visage \u2013 sinon la substance \u2013 du catholicisme a radicalement chang\u00e9. La rigueur des commandements de l\u2019Evangile, le fonctionnement hi\u00e9rarchique de l\u2019Eglise et l\u2019ordonnation traditionnelle de la Cit\u00e9 ont fait place \u00e0 un syst\u00e8me qui annon\u00e7ait d\u00e9j\u00e0 l\u2019ouverture au monde et le grand racolage d\u2019une religion \u00e9prise de nouveaut\u00e9. Le molinisme s\u2019imposa presqu\u2019universellement comme la meilleure fa\u00e7on de ne pas effaroucher le mondain ; le laxisme dans la morale, comme celui de ne pas s\u2019ali\u00e9ner les m\u00e9cr\u00e9ants ; et, par-dessus tout, l\u2019invention du la\u00efcat par Veuillot et son \u00e9cole fit \u00e9merger une cat\u00e9gorie de \u00ab fid\u00e8les \u00bb d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 prendre leur revanche sur dix-huit si\u00e8cles \u00ab d\u2019oppression cl\u00e9ricale \u00bb !<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019impuissance et la st\u00e9rilit\u00e9 du traditionalisme tiennent \u00e0 ce que, loin de consister dans la fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019Eglise de toujours\u00a0\u00bb, il n\u2019est que le promoteur des nouveaut\u00e9s du XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, des innovations de ceux qui, non sans ironie, s\u2019affich\u00e8rent comme les ennemis jur\u00e9s des \u00ab\u00a0Lumi\u00e8res\u00a0\u00bb, de la R\u00e9volution et du lib\u00e9ralisme \u2013 et qui en furent en r\u00e9alit\u00e9 les <em>adaptateurs<\/em> les plus \u00e9hont\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Dans le jugement des Ev\u00eaques du XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, dont l\u2019autorit\u00e9 et la probit\u00e9 ne furent jamais plus attaqu\u00e9es, contest\u00e9es et battues en br\u00e8che que par les militants dits ultra-catholiques, les principes de ces derniers \u00e9taient subversifs non seulement de la hi\u00e9rarchie eccl\u00e9siale, mais encore de l\u2019ordre social en tant que tel. En effet, le la\u00efc qui s\u2019imagine \u00eatre le d\u00e9fenseur de l\u2019Eglise se comporte comme si son \u00e9tat le pla\u00e7ait en-dehors de la hi\u00e9rarchie qui structure le Corps mystique du Christ.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Aux principes appliqu\u00e9s de la soci\u00e9t\u00e9 catholique traditionnelle telle qu\u2019elle fut r\u00e9ellement \u2013 et telle que les Princes spirituels et temporels en \u00e9taient les garants \u2013, les novateurs du XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle oppos\u00e8rent un projet de soci\u00e9t\u00e9 nouvelle, fond\u00e9e sur une <em>Eglise recompos\u00e9e<\/em>, fond\u00e9e sur la conception d\u2019un Pape \u00e0 la puissance illimit\u00e9e, \u00e9paul\u00e9 par les la\u00efcs militants, dont le clerg\u00e9 n\u2019\u00e9tait plus que l\u2019auxiliaire, tandis que la notion m\u00eame d\u2019\u00e9piscopat \u00e9tait contest\u00e9e, disput\u00e9e et r\u00e9duite \u00e0 n\u00e9ant.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Depuis, les fid\u00e8les de la religion catholique n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 que les avant-coureurs \u2013 les <em>escoutes<\/em>\u00a0! \u2013 de la soci\u00e9t\u00e9 moderne, au point qu\u2019il n\u2019y ait pratiquement aucune aberration contemporaine qui ne trouve, d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre, son origine lointaine dans les \u00e9crits des plus s\u00e9rieux auteurs du XX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle\u00a0 qui s\u2019inscrivirent dans ce mouvement de refondation int\u00e9grale de la religion\u2026 Egalitarisme, f\u00e9minisme, <em>gender<\/em>, etc., tout cela est la cons\u00e9quence du m\u00e9pris pour les \u00ab\u00a0anciens sentiers\u00a0\u00bb (J\u00e9r. VI, 16), les \u00ab\u00a0bornes pos\u00e9es par nos P\u00e8res\u00a0\u00bb (Prov. XXII, 28).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Deux amours ont b\u00e2ti deux cit\u00e9s\u00a0: l\u2019un, \u00e9go\u00efste et impur, a fait la cit\u00e9 de la terre\u00a0; l\u2019autre, social et sacr\u00e9, la cit\u00e9 du ciel\u00a0\u00bb, affirme N. S. P. Augustin (<em>De Genesi ad litteram<\/em>, IX, 20) La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> envisage donc le minist\u00e8re sacerdotal comme l\u2019office de <em>pontifex<\/em>, de lien entre Dieu et les hommes, et plus pr\u00e9cis\u00e9ment son peuple (les <em>domesticos fidei<\/em>, Gal. VI, 10). Ce dernier n\u2019est pas une entit\u00e9 cybern\u00e9tique ou volontariste, mais bien une soci\u00e9t\u00e9 de baptis\u00e9s vivant dans les conditions de la <em>sociabilit\u00e9 normale<\/em>.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">III.\u00a0<strong>Pratique liturgique traditionnelle<\/strong><br \/><strong>&amp; discipline sacramentelle ancienne<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Retour aux anciens sentiers dont parle le Proph\u00e8te J\u00e9r\u00e9mie.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La\u00a0<em>Concorde Augustinienne et Sacerdotale<\/em>\u00a0ne propose donc pas des\u00a0<em>\u00ab\u2006centres de messe\u2006\u00bb<\/em>\u00a0o\u00f9 les fid\u00e8les viendraient \u00ab<em>\u2006<\/em>prendre les sacrements<em>\u2006<\/em>\u00bb en se bouchant qui le nez, qui les yeux, qui les oreilles. L\u2019Eglise n\u2019est pas une auberge espagnole<em>\u2006<\/em>; elle est encore moins un supermarch\u00e9 spirituel, o\u00f9 chacun viendrait s\u2019emparer des marchandises dont il a besoin pour se concocter la religion catholico\u00efde de son cru. La\u00a0<em>Concorde Augustinienne et Sacerdotale<\/em>\u00a0professe hautement que le Pr\u00eatre est le ministre des sacrements, et qu\u2019\u00e0 ce titre, fond\u00e9 sur les enseignements apostoliques et les canons des Conciles, il est le seul juge en ce qui concerne la dispensation des Sacr\u00e9s Myst\u00e8res. Ni le bapt\u00eame ni la sainte communion ne sont des droits<em>\u2006<\/em>; la r\u00e9ception de l\u2019absolution l\u2019est encore moins, sauf \u00e0 penser que le Pr\u00eatre est un distributeur gratuit de sacrements, et que le caract\u00e8re qu\u2019il a re\u00e7u fait de lui l\u2019esclave de ceux qui, par ailleurs, se passent fort bien de lui.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les Pr\u00eatres de la\u00a0<em>Concorde Augustinienne et Sacerdotale<\/em>\u00a0savent que l\u2019abus des sacrements est la cause qu\u2019il y a\u00a0<em>\u00ab\u2006parmi nous beaucoup de gens d\u00e9biles et de malades, et qu\u2019un grand nombre sont morts\u2006\u00bb<\/em>\u00a0(I<em>\u2006<\/em>Cor. XI,<em>\u2006<\/em>30). Aussi pratiquent-ils les prescriptions de S\u1d57 Charles Borrom\u00e9e aux Confesseurs, veillant \u00e0 ce que les maximes de l\u2019Evangiles, et non de la mondanit\u00e9 \u00e0 vernis catholique, soient mis en \u0153uvre, autant que la faiblesse humaine le permet. Le primat de la charit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire de l\u2019amour de Dieu, s\u2019impose aux Pr\u00eatres, tant pour eux-m\u00eames que pour ceux qui leur sont confi\u00e9s par la Providence.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Afin de correspondre le plus exactement possible aux exigences de notre sainte Religion, les Pr\u00eatres de la\u00a0<em>Concorde Augustinienne et Sacerdotale<\/em>\u00a0veillent \u00e0 ce que les sexes soient s\u00e9par\u00e9s dans l\u2019Eglise, conform\u00e9ment \u00e0 la recommandation du Code de Droit Canon (Can.<em>\u2006<\/em>1262,<em>\u2006<\/em>1), que les v\u00eatements soient modestes en tout temps, et les femmes voil\u00e9es au moins \u00e0 la messe.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Notre communaut\u00e9 n\u2019estime ni utile ni souhaitable d\u2019accro\u00eetre ind\u00e9finiment sa surface visible sur Internet et les diff\u00e9rentes plateformes num\u00e9riques, relevant bien davantage de ce que S. Jean d\u00e9signe par \u00ab<em>\u2006<\/em>l\u2019orgueil de la vie.<em>\u2006<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>En revanche, reprenant \u00e0 notre compte les paroles divines du Ma\u00eetre, \u00e0 ceux qui voudraient conna\u00eetre la religion catholique et l\u2019usage ordonn\u00e9 des moyens de salut que l\u2019Eglise fournira jusqu\u2019\u00e0 la fin des temps, nous disons<em>\u2006<\/em>: \u00ab\u2006Venez et vous verrez\u2006\u00bb (S.\u2006Jn I,\u200639).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ajoutons que les Pr\u00eatres de la\u00a0<em>Concorde Augustinienne et Sacerdotale<\/em> c\u00e9l\u00e8brent la messe de S. Pie V, disent, faute de mieux, le Br\u00e9viaire tel que promulgu\u00e9 sous S. Pie X par la Constitution Apostolique <em>Divino afflatu.<\/em> De plus, les r\u00e9formes amorc\u00e9es sous Pie XII n\u2019\u00e9tant que l\u2019avenue qui d\u00e9bouche sur l\u2019alt\u00e9ration de la Messe et de tous les Sacrements, les Pr\u00eatres de la <em>Concorde<\/em>\u00a0s\u2019abstiennent de prendre en compte toutes ces innovations, au premier rang desquelles se trouve la nouvelle Semaine Sainte promulg\u00e9e en 1955.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>IV. Minist\u00e8re sacerdotal dans son antique <\/strong><strong>extension.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Rejet du militantisme.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> professe une sainte horreur envers les officines la\u00efques destin\u00e9es \u00e0 \u00ab\u00a0former\u00a0\u00bb les fid\u00e8les, de sorte que le minist\u00e8re sacerdotal se r\u00e9duit \u00e0 prodiguer ce que les la\u00efcs ne peuvent <em>absolument<\/em> pas se procurer \u00e0 eux-m\u00eames directement. Elle d\u00e9sapprouve la pratique qui consiste \u00e0 encourager les lectures tous azimuts, qui produisent en g\u00e9n\u00e9ral une indescriptible confusion dans les esprits, et oppose \u00e0 l\u2019action pastorale une jungle de conceptions pour ainsi dire inextricablement enchev\u00eatr\u00e9e. En effet, \u00ab\u00a0les l\u00e8vres du Pr\u00eatre gardent la science, et de sa bouche on demande l\u2019enseignement, car il est l\u2019Ange du Seigneur Sabaoth\u00a0\u00bb (Mal. II, 7).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le rapport du pasteur au troupeau est norm\u00e9 par la charit\u00e9. Or, la charit\u00e9 ne se trouve que l\u00e0 o\u00f9 r\u00e8gne l\u2019ordre du Dieu dont S. Paul affirme qu\u2019il \u00ab\u00a0n\u2019est pas un Dieu de d\u00e9sordre mais de paix\u00a0\u00bb (I Cor. XIV, 33)\u00a0; selon l\u2019adage\u00a0: <em>pax tranquillitas ordinis<\/em>, \u00ab\u00a0la paix, c\u2019est la tranquillit\u00e9 de l\u2019ordre\u00a0\u00bb. La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> professe que l\u2019on ne trouve, chez les clercs, un v\u00e9ritable amour et d\u00e9vouement pour les la\u00efcs que dans la mesure o\u00f9 ceux-ci sont ordonn\u00e9s, c\u2019est-\u00e0-dire se trouvent dans l\u2019ordre eccl\u00e9sial, dont ils font intrins\u00e8quement partie, et dont ils constituent le dernier degr\u00e9. C\u2019est ainsi, et seulement ainsi, que le christianisme se manifestera r\u00e9ellement, selon la parole de N.-S. J\u00e9sus-Christ\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est \u00e0 ceci que tous reconna\u00eetront que vous \u00eates mes disciples\u00a0: si vous avez de l\u2019amour les uns pour les autres\u00a0\u00bb (S. Jn XIII, 35).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>Deus caritas est<\/em> (I Jn IV, 7). L\u2019ordre eccl\u00e9sial est la condition premi\u00e8re pour que l\u2019\u00e9tat de gr\u00e2ce existe et porte des fruits \u00e0 la gloire de notre P\u00e8re c\u00e9leste (cf. S. Math. V, 16). La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale <\/em>entend mettre ses clercs \u00e0 m\u00eame de remplir les conditions du minist\u00e8re sacerdotal dans le maximum de son extension, tant spirituelle que temporelle, en dispensant \u00e0 ses clercs un enseignement appropri\u00e9, conforme \u00e0 la Tradition de l\u2019Eglise et de la vision chr\u00e9tienne du monde. Aux la\u00efcs qui veulent b\u00e9n\u00e9ficier de la vie liturgique et sociale, elle recommande de tout mettre en \u0153uvre afin de s\u2019ins\u00e9rer r\u00e9ellement dans l\u2019ordre des choses voulu par Dieu\u00a0: \u00ab\u00a0Vous qui \u00eates plus jeunes, soyez soumis aux Anciens\u00a0\u00bb (I Pi. V, 5).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>V. Soci\u00e9t\u00e9 eccl\u00e9siastique.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Rejet du contrat social, sous toutes ses formes.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Depuis un si\u00e8cle et demi, la quasi-totalit\u00e9 des entreprises catholiques sont fond\u00e9es sur le concept de <em>contrat social<\/em> : tout ce qui a pu se faire, et Dieu sait si cela repr\u00e9sente un nombre \u00e9lev\u00e9 de tentatives, repose sur l\u2019accord d\u2019individus de m\u00eame persuasion, d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 s\u2019unir pour \u00ab faire changer les choses \u00bb. Ce vice fondamental a \u00e9t\u00e9 la raison de l\u2019\u00e9chec des plus grandes, des plus belles et des plus intelligentes tentatives de s\u2019opposer aux m\u00e9faits de la Modernit\u00e9, comme certains mouvements de retour \u00e0 la terre\u00a0du XX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle anglo-saxon catholique.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>De m\u00eame que l\u2019individu enfant de la col\u00e8re (Eph. II, 3) est agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 l\u2019Eglise par le bain de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration (Tite III, 5) sans lequel nul ne saurait \u00eatre sauv\u00e9, sans aucun m\u00e9rite de sa part, mais par la pure gr\u00e2ce divine (Eph. II, 5), par l\u2019interm\u00e9diaire des Pr\u00eatres, ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment des Ev\u00eaques, ainsi, l\u2019individu moderne est agr\u00e9g\u00e9 \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 traditionnelle par l\u2019interm\u00e9diaire des l\u00e9gitimes d\u00e9positaires du pouvoir temporel. Nul ne s\u2019arroge la citoyennet\u00e9 de J\u00e9rusalem\u00a0: c\u2019est par un acte d\u2019humilit\u00e9 qu\u2019il devient capable d\u2019y \u00eatre introduit. La cit\u00e9 catholique, ce n\u2019est pas l\u2019utopie de demain, b\u00e2tie par \u00ab\u00a0les hommes de bonne volont\u00e9\u00a0\u00bb (selon le contresens devenu commun dans le n\u00e9o-catholicisme), mais le contexte de vie accessible <em>hic et nunc<\/em> d\u00e8s lors que l\u2019on s\u2019ins\u00e8re dans l\u2019ordre des choses tel que le Dieu Cr\u00e9ateur et L\u00e9gislateur l\u2019a voulu et instaur\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Avec l\u2019aide de Dieu, la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> est dans l\u2019affirmation, non la r\u00e9action. Le contexte inaugur\u00e9 par la R\u00e9volution de 1789, commun\u00e9ment appel\u00e9 la Modernit\u00e9, est l\u2019inversion de l\u2019ordre social voulu par Dieu. Qu\u2019il soit d\u00fb aux men\u00e9es subversives de tel ou tel groupe ou organisation n\u2019est pas le plus grave\u00a0; ce qui, pour la religion catholique, constitue le probl\u00e8me majeur, c\u2019est que la refondation du catholicisme au XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle n\u2019a \u00e9t\u00e9 possible que par le truchement des <em>acquis<\/em> de la R\u00e9volution, \u00e0 savoir\u00a0: la privation de la hi\u00e9rarchie eccl\u00e9siastique de son autorit\u00e9 effective, la libert\u00e9 de la presse, la libert\u00e9 de parole et l\u2019impunit\u00e9 totale des contempteurs des clercs. Sans la R\u00e9volution fran\u00e7aise, le journalisme catholique et les la\u00efcs pontifiants n\u2019auraient jamais pu exister. Par les Veuillot, les Drumont et leurs \u00e9mules cl\u00e9ricales, c\u2019est l\u2019esprit des \u00ab\u00a0Lumi\u00e8res\u00a0\u00bb qui a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 au plus profond de la <em>forma mentis<\/em> catholique, et qui l\u2019a subvertie mieux qu\u2019aucune men\u00e9e des ennemis de l\u2019Eglise\u2026<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>VI. Spiritualit\u00e9 augustinienne.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Rejet de l\u2019apparitionnisme.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> reconna\u00eet comme valables toutes les \u00e9coles de spiritualit\u00e9 que l\u2019Eglise a autoris\u00e9e et encourag\u00e9e. Il n\u2019en reste pas moins que le m\u00e9lange des genres, l\u2019emploi simultan\u00e9 d\u2019une pluralit\u00e9 de m\u00e9thodes, et surtout l\u2019\u00e9clectisme, cons\u00e9quences directes de l\u2019accessibilit\u00e9 universelle (par la d\u00e9mocratisation de l\u2019\u00e9dition) des textes normalement r\u00e9serv\u00e9s aux Pr\u00eatres et \u00e0 leurs dirig\u00e9s, produisent comme seuls r\u00e9sultats une confusion spirituelle sans pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La Concorde augustinienne et sacerdotale r\u00e9cuse cat\u00e9goriquement qu\u2019une apparition, f\u00fbt-elle de la T. S. Vierge, puisse avoir une autorit\u00e9 plus grande que les enseignements de l\u2019Ecriture sainte, des P\u00e8res et des Conciles. L\u2019eschatologie catholique ne saurait s\u2019appuyer sur des \u00ab\u00a0proph\u00e9ties\u00a0\u00bb qui n\u2019ont aucune garantie non seulement d\u2019infaillibilit\u00e9, mais encore d\u2019authenticit\u00e9. L\u2019exp\u00e9rience de ces derniers si\u00e8cles devrait suffire largement pour faire rejeter par tout chr\u00e9tien craignant Dieu les excentricit\u00e9s des vaticinations-fleuves des soi-disant voyantes que certains pr\u00e9sentent comme des porte-parole du Ciel. Une telle attitude de la part de l\u2019ASQC se fonde sur le constat que les soi-disant r\u00e9v\u00e9lations du XIX\u00e8me et du XX\u00e8me si\u00e8cle n\u2019ont jamais eu pour fruits qu\u2019une rage anti-cl\u00e9ricale, et que la constitution d\u2019un magist\u00e8re parall\u00e8le, dont les organes sont des la\u00efcs auto-proclam\u00e9s interpr\u00e8tes d\u2019une r\u00e9v\u00e9lation qui semble avoir sur eux tous les effets d\u2019un leurre diabolique.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les Pr\u00eatres de la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> ne pratiquent que la spiritualit\u00e9 de nos P\u00e8res, qui se tient \u00e9loign\u00e9e aussi bien des r\u00e9v\u00e9lations priv\u00e9es que de la curiosit\u00e9 des choses \u00ab\u00a0trop \u00e9lev\u00e9es\u00a0\u00bb (Ps. CXXX, 1). Sous leur direction, les fid\u00e8les suivent la voie s\u00fbre de la Parole de Dieu, dont l\u2019homme vit essentiellement (Deut. VIII, 3\u00a0; S. Math. IV, 4), et de la pri\u00e8re, qui doit \u00eatre perp\u00e9tuelle (I Thes. V, 17).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">VII.\u00a0<strong><em>Nullam partem.<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Rejet de l\u2019Eglise n\u00e9o-catholique.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>C\u2019est un principe de pr\u00e9caution qui pousse la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> \u00e0 adopter une position pr\u00e9cise vis-\u00e0-vis de la n\u00e9o-Eglise romaine qui porte actuellement le nom de catholique. Le terme de <strong><em>n\u00e9o-Eglise<\/em><\/strong> semble convenir, tout comme celui d\u2019<em>Eglise post-moderniste<\/em>. Historiquement, au XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, les partisans d\u2019un ultramontanisme outr\u00e9 n\u2019h\u00e9sitaient pas \u00e0 se glorifier du terme \u2013 alors injurieux \u2013 de \u00ab\u00a0n\u00e9o-catholiques\u00a0\u00bb par lequel leurs adversaires pensaient les stigmatiser. La refondation de l\u2019Eglise catholique, au XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, en vertu de maximes contestables et p\u00e9rilleuses, a donn\u00e9 lieu \u00e0 la recomposition de la <em>forma mentis<\/em> du peuple catholique, au point que la religion de nos P\u00e8res s\u2019en est trouv\u00e9e comme an\u00e9antie et remplac\u00e9e par une nouvelle spiritualit\u00e9, non seulement inou\u00efe des Anciens, mais encore rejet\u00e9e et condamn\u00e9e aussit\u00f4t qu\u2019entraper\u00e7ue\u2026<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> ne perd pas de vue que l\u2019\u00e9v\u00e9nement appel\u00e9 \u00ab\u00a0II<sup>\u00e8me<\/sup> Concile du Vatican\u00a0\u00bb ne fut jamais que la stabilisation d\u2019un mouvement global de r\u00e9forme, dont l\u2019une des premi\u00e8res r\u00e9alisations fut le Concordat de 1801, et pr\u00e9cipit\u00e9 par la prise de pouvoir des militants la\u00efcs contre la hi\u00e9rarchie apostolique. Le pari qui avait \u00e9t\u00e9 fait de convertir la Modernit\u00e9, de lui persuader qu\u2019elle n\u2019\u00e9tait que \u00ab\u00a0la fille ingrate du christianisme\u00a0\u00bb (dixit l\u2019Abb\u00e9 Rohrbacher, <em>Histoire universelle de l\u2019Eglise catholique<\/em>, Paris, 1850, t. I, p. xxvii), et de profiter du renversement des tr\u00f4nes pour inaugurer une \u00e8re de christianisme triomphant, a \u00e9t\u00e9 perdu. De r\u00e9forme en r\u00e9forme, les rituels ont \u00e9t\u00e9 transform\u00e9s, au point qu\u2019il ne fait pas de doute que les Ordres conf\u00e9r\u00e9s par la <strong>n\u00e9o-Eglise<\/strong> sont aussi invalides que ceux des Anglicans.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> n\u2019entend toutefois pas se livrer \u00e0 l\u2019habituel torrent d\u2019insultes que les milieux traditionalistes ont habitu\u00e9 les oreilles pieuses et chastes \u00e0 entendre \u00e0 l\u2019encontre des autorit\u00e9s que peu ou prou tous reconnaissent d\u00e9tenir quelque degr\u00e9 de l\u00e9gitimit\u00e9. Cela n\u2019est convenant ni pour des Pr\u00eatres ni pour des La\u00efcs.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Aussi, en d\u00e9pit de grands efforts th\u00e9ologiques et intellectuels, la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> est-elle incapable de reconna\u00eetre dans S. S. L\u00e9on XIV autre chose que le chef d\u2019une <strong>n\u00e9o-Eglise<\/strong>, fonci\u00e8rement diff\u00e9rente de celle de N.-S. J\u00e9sus-Christ, qui existe encore \u2013 qui existera jusqu\u2019\u00e0 la fin des si\u00e8cles \u2013 et qui est appel\u00e9e par le Saint-Esprit \u00ab\u00a0cette Eglise glorieuse, sans tache ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et immacul\u00e9e\u00a0\u00bb (Eph. V, 27).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> ne se r\u00e9jouit pas des malheurs qui adviennent \u00e0 la <strong>n\u00e9o-Eglise<\/strong>, \u00e0 cause de sa d\u00e9pravation morale, consid\u00e9rant que les avanies humaines sont peu de choses compar\u00e9es \u00e0 l\u2019adult\u00e9ration progressive de la doctrine, de la discipline et de la <em>forma mentis<\/em> catholiques, qui aboutissent pour ainsi dire naturellement \u00e0 la <strong>n\u00e9o-Eglise<\/strong>.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, les Pr\u00eatres de la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> ne prient-ils pas en union avec S. S. L\u00e9on XIV, selon la parole de S. Cyprien : \u00ab Adh\u00e9rer \u00e0 un faux Ev\u00eaque de Rome, c\u2019est \u00eatre en dehors de la communion de l\u2019Eglise. \u00bb<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ils ne voient pas en lui un \u00ab vrai Pape, quoiqu\u2019h\u00e9r\u00e9tique \u00bb, ni un \u00ab Pape vraiment h\u00e9r\u00e9tique \u00bb, ni un \u00ab Pape mat\u00e9riel \u00bb, ni un \u00ab antipape \u00bb, mais un chef aveugle conduisant des aveugles vers la fosse o\u00f9 ils tomberont (S. Lc VI, 39) \u2013 s\u2019abstenant soigneusement d\u2019 \u00ab injurier les gloires \u00bb, se contentant de dire avec S. Micha\u00ebl Archange : <em>Imperat tibi Deus<\/em> (Jude I, 8-9).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Par cons\u00e9quent, la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> prend acte de la vacance <em>de facto et de jure<\/em> du Si\u00e8ge apostolique de S. Pierre, adh\u00e9rant \u00e0 la conclusion th\u00e9ologique g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9sign\u00e9e sous le n\u00e9ologisme de <em>s\u00e9d\u00e9vacantisme.<\/em> \u2013 Cependant, nous devons souligner un point capital. De nos jours, on assiste \u00e0 l\u2019essor, sp\u00e9cialement sur l\u2019Internet, d\u2019un courant de type religieux qui se d\u00e9signe lui-m\u00eame par le titre de \u00ab s\u00e9d\u00e9vacantisme \u00bb (on pourrait plut\u00f4t dire <strong><em>nucisme,<\/em><\/strong> de \u00ab n. u. c. \u00bb ou \u00ab non una-cum \u00bb). Il se caract\u00e9rise non seulement par l\u2019outrance verbale et le m\u00e9pris patent pour la hi\u00e9rarchie catholique, mais encore par sa nature d\u2019entreprise purement la\u00efque. En effet, les la\u00efcs y sont tour \u00e0 tour politiciens, apologistes, pr\u00e9dicateurs, th\u00e9ologiens, casuistes, \u00e9vang\u00e9lisateurs, directeurs d\u2019\u00e2mes, employeurs de clercs, voire <em>caballeros<\/em> mystiques. Sans attendre plus longtemps, la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> tient \u00e0 se distinguer de cette mouvance, et \u00e0 affirmer que non seulement elle ne cautionne aucun de ses agissements, mais encore qu\u2019elle les r\u00e9cuse dans leur ensemble comme ill\u00e9gitimes, d\u00e9pourvus de mission, anti-hi\u00e9rarchiques et contraires \u00e0 la tradition catholique, tant par les m\u0153urs que par la <em>forma mentis<\/em>.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les clercs de la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> font monter vers la Pierre angulaire pos\u00e9e en Sion (Eph. II, 20) des pri\u00e8res et des supplications pour le retour d\u2019un Pape sur le tr\u00f4ne de S. Pierre, confessant qu\u2019il est impossible que l\u2019Eglise puisse subsister normalement sans que le Vicaire du Christ occupe la primaut\u00e9 en son sein, et qu\u2019il \u00ab confirme ses fr\u00e8res \u00bb (S. Lc XXII, 32), selon l\u2019ordre du Christ dont il est l\u2019image incorruptible sur terre.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">VIII.<strong> L\u2019Eglise est dans l\u2019Ev\u00eaque<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Rejet de la notion d\u2019Ev\u00eaque diminu\u00e9.<\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Toutefois, la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> ne d\u00e9consid\u00e8re nullement la nature et la fonction de l\u2019\u00e9piscopat, contrairement \u00e0 l\u2019habitude du <em>n\u00e9o-ultramontanisme<\/em> du XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle (qui se distingue en cela quelque peu de la doctrine de S. R. Bellarmin). En effet, apr\u00e8s sa confession de la divinit\u00e9 du Fils de Dieu, le Christ dit \u00e0 S. Pierre : \u00ab Tu es heureux, Simon, fils de Jean, car ni la chair ni le sang ne t\u2019ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ceci, mais mon P\u00e8re qui est dans les cieux. Aussi, moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je b\u00e2tirai mon Eglise, et les portes de l\u2019enfer ne pr\u00e9vaudront point contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux, et tout ce que tu lieras sur la terre sera li\u00e9 aussi dans les cieux ; et tout ce que tu d\u00e9lieras sur la terre sera aussi d\u00e9li\u00e9 dans les cieux. \u00bb (S. Mth. XVI, 17-19)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le nom de Pierre est li\u00e9 \u00e0 sa confession, lui qui s\u2019appelait auparavant Simon. Cette confession est, d\u2019une part, d\u2019origine divine (S. Pierre ne dit jamais rien qui ne vienne du P\u00e8re c\u00e9leste, donc son discours est exempt d\u2019erreur\u00a0; autrement, ce n\u2019est pas le Saint-Esprit qui s\u2019exprime par sa bouche)\u00a0; d\u2019autre part, comme elle a pour objet la divino-humanit\u00e9 du Messie, elle constitue la <em>pierre<\/em> sur laquelle le Christ <em>b\u00e2tit<\/em> son Eglise. C\u2019est pourquoi S. Paul, co\u00e9quipier de S. Pierre, \u00e9crit\u00a0: \u00ab\u00a0[Vous \u00eates] de la maison de Dieu, <em>b\u00e2tis<\/em> sur le fondement des ap\u00f4tres et des proph\u00e8tes, le Christ J\u00e9sus \u00e9tant lui-m\u00eame <em>la<\/em> <em>pierre<\/em> principale de l\u2019angle, sur lequel tout l\u2019\u00e9difice construit s\u2019\u00e9l\u00e8ve comme un temple sacr\u00e9 dans le Seigneur\u00a0\u00bb (Eph. II,19-21).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p><em>Pierre<\/em> porte le Nom de N.-S. J\u00e9sus-Christ \u2013 la Pierre \u2013, qui b\u00e2tit son Eglise sur Lui-m\u00eame. C\u2019est l\u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation majoritaire des P\u00e8res.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>D\u2019autre part, le Christ, appelant le coll\u00e8ge apostolique, n\u2019a pas appel\u00e9 Pierre, qui ensuite aurait re\u00e7u l\u2019ordre d\u2019appeler les autres ap\u00f4tres. Pourtant, bien des fois, le Christ a fait faire par d\u2019autres des actions qu\u2019il n\u2019a pas voulu faire lui-m\u00eame, comme lorsqu\u2019ayant ressuscit\u00e9 Lazare, il chargea ses disciples de le d\u00e9lier (S. Jn XI, 44), ou qu\u2019il remit le fils de la veuve \u00e0 sa m\u00e8re (S. Lc VII, 15).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>N.-S. J\u00e9sus-Christ a donn\u00e9 les Clefs \u00e0 S\u1d57 Pierre, le constituant prince, arbitre, chef c\u2019est-\u00e0-dire garant de l\u2019unit\u00e9, des Ap\u00f4tres en tant que coll\u00e8ge apostolique (S. Math. XVI, 18)\u00a0; et, \u00e0 un autre moment, il a dit directement \u00e0 tous les Ap\u00f4tres\u00a0: \u00ab\u00a0Comme mon P\u00e8re m\u2019a envoy\u00e9, moi aussi je vous envoie. \u2026 Recevez l\u2019Esprit saint\u00a0; ceux \u00e0 qui vous remettrez les p\u00e9ch\u00e9s, ils leur seront remis\u00a0; et ceux \u00e0 qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.\u00a0\u00bb (S. Jn XX, 21-23)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les Ev\u00eaques, successeurs des Ap\u00f4tres sont soumis au Pape comme \u00e0 leur prince ; mais ils font partie, avec lui, quoique de fa\u00e7on diff\u00e9rente et subordonn\u00e9e \u00e0 lui, de la capitalit\u00e9 de l\u2019Eglise, et non de la corpor\u00e9it\u00e9. Ils sont les \u00ab fr\u00e8res \u00bb de Pierre, non ses fils, du moins comme les la\u00efcs sont les fils du Saint P\u00e8re. Si le Pape est le garant de l\u2019unit\u00e9 doctrinale, le coll\u00e8ge apostolique (qui est lui aussi garant, \u00e0 son niveau de la doctrine, puisque le Concile, soit l\u2019assembl\u00e9e des Ev\u00eaques, ne tient pas sa puissance du Pape mais de N.-S. J.-C. qui l&rsquo;a institu\u00e9 ; il d\u00e9pend en revanche de lui (en tant qu\u2019arbitre) pour la ratification de ses d\u00e9crets ; le coll\u00e8ge apostolique \u2013 et chaque Ev\u00eaque en particulier \u2013, donc, est responsable de la perp\u00e9tuation de l\u2019existence hi\u00e9rarchique de l\u2019Eglise en tant que corps.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019Ev\u00eaque est un <em>g\u00e9niteur<\/em> : d\u00e9positaire de la pl\u00e9nitude du sacerdoce, il a pour mission intrins\u00e8que d\u2019engendrer des Pr\u00eatres et des Ev\u00eaques, qui garantissent la p\u00e9rennit\u00e9 de l\u2019Eglise. L\u2019administration de l\u2019Eglise est sa raison d\u2019\u00eatre ; il en est un Prince, et non pas un simple l\u00e9gat du Pape. \u2013 Si une crise intervient au niveau de la papaut\u00e9, en attendant le retour \u00e0 la normale, il entre dans les devoirs d\u2019\u00e9tat des Ev\u00eaques de veiller \u00e0 la <em>continuit\u00e9<\/em> de la structure de l\u2019Eglise. Le mandat pontifical pour le sacre des Ev\u00eaques est un d\u00e9tail administratif, non une condition de la validit\u00e9 du sacre ; en temps de crise, son absence n\u2019emp\u00eache aucunement la lic\u00e9it\u00e9 du sacre, car l\u2019Ev\u00eaque porte en lui-m\u00eame la raison suffisante de sa fonction. C\u2019est d\u2019elle que vient la lic\u00e9it\u00e9 : tout ce qu\u2019il fait est vraiment d\u2019Eglise. Certes, c\u2019est en vertu de l\u2019<em>\u00e9pikie<\/em>, ou principe d\u2019application du droit en fonction de la justice (S. Thomas d\u2019Aquin, II<sup>a<\/sup>-II<sup>\u00e6<\/sup>, q. 80, 5), que l\u2019Ev\u00eaque cons\u00e9crateur pr\u00e9suppose que le mandat aurait, dans les contions ordinaires, \u00e9t\u00e9 pourvu par le Saint-Si\u00e8ge. Les Ev\u00eaques restent soumis au Pape, cela va sans dire ; mais ils poss\u00e8dent en eux-m\u00eames leur raison d\u2019\u00eatre, qu\u2019ils ne tiennent pas du Pape en tant que tel.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La grande erreur des n\u00e9o-ultramontains, Lamennais en t\u00eate, est d\u2019avoir pr\u00e9tendu que l\u2019Ev\u00eaque est au Pape ce que le Pr\u00eatre est \u00e0 l\u2019Ev\u00eaque : une simple extension. Or, c\u2019est absolument faux, et contraire \u00e0 l\u2019eccl\u00e9siologie traditionnelle, toutes tendances confondues.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Les pouvoir sacerdotaux sont les suivants\u00a0: <em>offrir le saint Sacrifice de la Messe<\/em>, <em>b\u00e9nir<\/em>, <em>pr\u00e9sider<\/em>, <em>pr\u00eacher<\/em> et <em>baptiser<\/em>. Le pouvoir du Pr\u00eatre est une participation \u00e0 celui de l\u2019Ev\u00eaque, dont le propre est, quant \u00e0 lui, de <em>juger<\/em>, d\u2019<em>interpr\u00e9ter<\/em>, d\u2019<em>ordonner<\/em>, d\u2019<em>offrir <\/em>(le Saint-Sacrifice), de <em>baptiser<\/em> et de <em>confirmer<\/em>. La notion d\u2019 \u00ab \u00e9piscopat diminu\u00e9 \u00bb est une invention r\u00e9cente, qui vise \u00e0 d\u00e9pouiller les Ev\u00eaques de leur caract\u00e8re apostolique. Il ampute l\u2019Ev\u00eaque de sa raison d\u2019\u00eatre, en l\u2019inf\u00e9odant abusivement au pouvoir du Pape. La qualit\u00e9 de Prince des Ap\u00f4tres de celui-ci ne r\u00e9duit pas les Ev\u00eaques \u00e0 n\u2019\u00eatre que des fonctionnaires, des administrateurs d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s, sans aucune r\u00e9alit\u00e9 intrins\u00e8que. Par l\u2019anneau qui lui est remis, l\u2019Ev\u00eaque \u00e9pouse l\u2019Eglise, dont les enfants sont les siens. Nos P\u00e8res estimaient \u00e0 leur juste mesure ces paroles de S. Ignace : \u00ab Ob\u00e9issez tous ensembles \u00e0 l\u2019Ev\u00eaque, comme J\u00e9sus-Christ a ob\u00e9i \u00e0 son P\u00e8re. \u2026 Dans tout ce qui regarde l\u2019Eglise, ne faites rien sans l\u2019Ev\u00eaque. \u2026 O\u00f9 est l\u2019Ev\u00eaque, que l\u00e0 soit la multitude, comme l\u2019Eglise catholique se trouve o\u00f9 est J\u00e9sus-Christ. \u2026 Ce qu\u2019il approuve est la seule chose agr\u00e9able \u00e0 Dieu, la seule voie s\u00fbre et certaine. \u2026 Soumis, ainsi que vous l\u2019\u00eates, \u00e0 l\u2019Ev\u00eaque comme \u00e0 J\u00e9sus-Christ lui-m\u00eame \u2026 non seulement ne faites rien sans l\u2019Ev\u00eaque, mais encore soyez soumis aux Pr\u00eatres comme aux Ap\u00f4tres m\u00eames de J\u00e9sus-Christ. \u2026 V\u00e9n\u00e9rez l\u2019Ev\u00eaque comme l\u2019image de Dieu le P\u00e8re ; les Pr\u00eatres comme le S\u00e9nat de Dieu, ne faisant qu\u2019un avec les Ap\u00f4tres. \u2026. Sans ce parfait accord, il ne faut plus parler d\u2019Eglise. \u00bb (<em>Epist. ad Smyrn\u00e6os<\/em>, cap. VIII)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Chaque Ev\u00eaque catholique orthodoxe est donc un Prince de l\u2019Eglise, un successeur des Saints Ap\u00f4tres, mis \u00e0 la t\u00eate d\u2019une portion des fid\u00e8les, avant tout par la gr\u00e2ce de Dieu, et dans un second temps, dans les circonstances ordinaires, par celle du Saint-Si\u00e8ge. S. Gr\u00e9goire le Grand ne d\u00e9clarait-il pas : \u00ab A Dieu ne plaise que je viole jamais ce que nos P\u00e8res ont \u00e9tabli dans chaque Eglise en faveur de mes Confr\u00e8res dans le sacerdoce. Je me ferais tort \u00e0 moi-m\u00eame, si je troublais mes Fr\u00e8res dans la jouissance de leurs droits. \u00bb Tout le t\u00e9moignage de l\u2019Antiquit\u00e9 va dans ce sens ; celui des auteurs modernes, s\u2019il n\u2019est pas toujours convaincu d\u2019innovation, ne saurait invalider dix-huit si\u00e8cles et demi de tradition. La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> garde \u00e0 l\u2019esprit ces paroles du grand Ev\u00eaque de Gen\u00e8ve : \u00ab Il est de la gloire de Dieu m\u00eame, que l\u2019Ordre \u00e9piscopal soit respect\u00e9 dans les pouvoirs qui d\u00e9pendent de son institution. \u00bb<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Si les Ev\u00eaques pouvaient diminuer dans leur Raison pastorale, les fid\u00e8les le pourraient aussi dans leur nature de brebis de Dieu. Or, sans surprise, l\u2019essor du militantisme correspond au d\u00e9clin et \u00e0 la destruction de la th\u00e9ologie traditionnelle de l\u2019\u00e9piscopat. Si le Christ peut cesser d\u2019\u00eatre le Bon Pasteur, les Ev\u00eaques, en cons\u00e9quence, pourraient cesser d\u2019\u00eatre ses vicaires. Or, les paroles de l\u2019Ecriture sont formelles\u00a0: \u00ab\u00a0Comme un berger, il fera pa\u00eetre son troupeau\u00a0; il recueillera les agneaux dans ses bras, et les portera dans son sein\u00a0; il conduira doucement celles qui allaitent.\u00a0\u00bb (Is. XL, 11) Le Christ va \u00ab\u00a0dans le d\u00e9sert, pour aller apr\u00e8s celle qui est perdue, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il l\u2019ait retrouv\u00e9e. Et quand il l\u2019a retrouv\u00e9e, il la met sur ses \u00e9paules tout joyeux\u00a0\u00bb (Lc XV, 4-5).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le Pr\u00eatre ne peut confesser sans \u00eatre sous l\u2019ob\u00e9dience d\u2019un Ev\u00eaque, car il ne poss\u00e8de pas la pl\u00e9nitude du sacerdoce : il est li\u00e9. L\u2019Ev\u00eaque, en revanche, n\u2019\u00e9tant pas une extension du Pape, il peut \u2013 en cas de crise \u2013 sacrer validement et licitement sans mandat. Il porte en lui-m\u00eame la raison de sa mission, contrairement au pr\u00eatre. Tous les sacrements donn\u00e9s en ob\u00e9dience \u00e0 un Ev\u00eaque catholique sont valides et licites.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Ce qui fait que l\u2019on envisagerait une Eglise compos\u00e9e d\u2019Ev\u00eaques et de la\u00efcs, plut\u00f4t que de Pr\u00eatres et de la\u00efcs ; le Pr\u00eatre n\u2019est pas n\u00e9cessaire \u00e0 l\u2019Eglise, contrairement \u00e0 l\u2019Ev\u00eaque. A moins de se trouver dans une r\u00e9elle situation extraordinaire, le Pr\u00eatre sans Ev\u00eaque non seulement ne doit pas confesser, mais encore il devrait s\u2019abstenir de dire la messe !<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019Eglise est dans l\u2019Ev\u00eaque, comme l\u2019Ev\u00eaque dans l\u2019Eglise \u00bb, d\u00e9clare S. Cyprien. L\u00e0 o\u00f9 est l\u2019Ev\u00eaque, l\u00e0 est l\u2019Eglise ; l\u00e0 o\u00f9 est le Pr\u00eatre soumis \u00e0 un Ev\u00eaque, l\u00e0 est l\u2019Eglise ; l\u00e0 o\u00f9 est un Pr\u00eatre rebelle, l\u2019Eglise n\u2019est plus : ses sacrements sont sans fruits, illicites et sacril\u00e8ges.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00ab Je suis avec vous tous les jours jusqu\u2019\u00e0 la fin du monde \u00bb dit N.-S. (S. Mth 28.20). A moins d\u2019\u00eatre protestant, il faut comprendre cette pr\u00e9sence comme la pr\u00e9sence sacramentelle. Or, sans pr\u00eatre, pas de S.-Sacrement ; sans Ev\u00eaque, pas de Pr\u00eatre ; mais sans Pape (provisoirement, de toute fa\u00e7on), les Ev\u00eaques ont le <em>devoir<\/em> de perp\u00e9tuer la hi\u00e9rarchie fonctionnelle de l\u2019Eglise, qui constitue sa visibilit\u00e9 th\u00e9ologique (c\u2019est-\u00e0-dire son existence factuelle, r\u00e9ellement structur\u00e9e). Par cons\u00e9quent, la parole de N.-S. signifie : quelles que soient les circonstances, il y aura toujours des Ev\u00eaques, car sans eux, l\u2019Eglise dispara\u00eetrait. Or : \u00ab les portes de l\u2019enfer ne pr\u00e9vaudront point contre <em>elle<\/em>\u00a0\u00bb, l\u2019Eglise\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong><em>Pour t\u00e9l\u00e9charger ce texte : <a href=\"https:\/\/asconcordia.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/10\/Profession-ASQC.pdf\">Profession ASQC<\/a><\/em><\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 Sommaire. I.\u2006Invariabilit\u00e9 du d\u00e9p\u00f4t de la foi. II. \u00a0Apostolicit\u00e9 de notre sainte religion. III. Pratique liturgique traditionnelle &amp; discipline sacramentelle ancienne. IV. Minist\u00e8re sacerdotal dans son antique extension. V. 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