{"id":446,"date":"2019-11-24T15:52:09","date_gmt":"2019-11-24T15:52:09","guid":{"rendered":"http:\/\/asconcordia.fr\/?page_id=446"},"modified":"2019-11-24T15:52:10","modified_gmt":"2019-11-24T15:52:10","slug":"les-clercs","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/asconcordia.fr\/?page_id=446","title":{"rendered":"Les Clercs"},"content":{"rendered":"<p>Au sommet de l\u2019\u00e9tat religieux, se trouve la cl\u00e9ricature. Elle est moins un \u00e9tat de vie \u00e0 part enti\u00e8re, qu\u2019une s\u00e9rie de fonctions minist\u00e9rielles de droit divin, hi\u00e9rarchis\u00e9es entre elles, par lesquelles l\u2019Unique Pasteur, N.-S. J.-C. r\u00e9git son troupeau\u00a0: \u00ab\u00a0Car vous \u00e9tiez comme des brebis errantes, mais maintenant vous \u00eates revenus \u00e0 celui qui est le pasteur et l\u2019\u00e9v\u00eaque de vos \u00e2mes.\u00a0\u00bb (I Pi. II, 25)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Pour qu\u2019un Pr\u00eatre soit respect\u00e9 par les fid\u00e8les, il faut que lui-m\u00eame soit soumis \u00e0 un Pasteur l\u00e9gitime de l\u2019Eglise. La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> n\u2019entend donc pas former des Pr\u00eatres gyrovagues, mais catholiques. De plus, les Pr\u00eatres de la <em>Concorde<\/em> sont avant tout des Religieux. De nos jours, la condition des Pr\u00eatres s\u00e9culiers est devenue quasiment intenable, \u00e9tant donn\u00e9 le danger extr\u00eame que repr\u00e9sente une profession qui vient se surimposer \u00e0 la mission sacerdotale. Pour \u00e9viter que les Pr\u00eatres aient \u00e0 se trouver dans la n\u00e9cessit\u00e9 de subvenir \u00e0 leurs besoins par des moyens profanes, la <em>Concorde<\/em> n\u2019ordonne que des Religieux. Elle ne comporte par cons\u00e9quent aucun pr\u00eatre s\u00e9culier.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La concorde qui existe entre le haut et le bas Clerg\u00e9 garantit l\u2019harmonie dans le peuple du \u00ab\u00a0Dieu qui est Charit\u00e9\u00a0\u00bb (I Jn IV, 8)\u00a0: \u00ab\u00a0C\u2019est en lui que tout le corps, coordonn\u00e9 et uni par les liens des membres qui se pr\u00eatent un mutuel secours et dont chacun op\u00e8re selon sa mesure d\u2019activit\u00e9, grandit et se perfectionne dans la charit\u00e9.\u00a0\u00bb (Eph. IV, 16)<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Certains auteurs eccl\u00e9siastiques, au XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, avaient propos\u00e9 une focalisation du cursus des \u00e9tudes sur la r\u00e9futation des erreurs du temps, le domptement des sciences modernes pour les mettre au service de la foi, ainsi que l\u2019int\u00e9gration de la notion de d\u00e9veloppement du dogme. Le XX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle a donn\u00e9 la mesure des r\u00e9sultats de ce progr\u00e8s, surtout apr\u00e8s que Maritain \u2013 le bon et le mauvais\u00a0! \u2013 ait ent\u00e9rin\u00e9 la destruction de ce qui restait de mentalit\u00e9 catholique en faisant la promotion d\u2019un n\u00e9o-thomisme cheval de Troie de tous les changements.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> dispense une formation th\u00e9ologique \u00e0 ses futurs Pr\u00eatres dans le cadre d\u2019un scolasticat interne. Les Religieux pressentis pour le sacerdoce, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9prouv\u00e9s dans l\u2019\u00e9tat de Fr\u00e8res lais, sont admis aux \u00e9tudes cl\u00e9ricales, dont la dur\u00e9e est d\u2019environ cinq ann\u00e9es, sous r\u00e9serve de l\u2019appr\u00e9ciation des Professeurs pr\u00e9sid\u00e9s par l\u2019Ev\u00eaque. Le cursus th\u00e9ologique peut s\u2019\u00e9tendre sur un temps plus long, selon les aptitudes des candidats, et la d\u00e9cision des Professeurs. La promotion \u00e0 la tonsure et aux Ordres mineurs et majeurs sont fonction d\u2019une appr\u00e9ciation globale du candidat par l\u2019Ev\u00eaque, qui tient en compte l\u2019acquisition de la science n\u00e9cessaire, mais aussi la convenance morale, ainsi que de son bon comportement dans la Maison \u00e0 laquelle il appartient.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le plan g\u00e9n\u00e9ral des \u00e9tudes suit la m\u00e9thode en vigueur avant l\u2019installation de la Modernit\u00e9, telle qu\u2019elle est d\u00e9crite par les Auteurs eccl\u00e9siastiques des XVII<sup>\u00e8me<\/sup> et XVIII<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cles. La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> ne doute pas que suivre les anciennes m\u00e9thodes conduit \u00e0 fa\u00e7onner des Pr\u00eatres \u00e9trangers \u00e0 la <em>forma mentis<\/em> moderne, donc aptes \u00e0 guider les fid\u00e8les dans les \u00ab\u00a0anciens sentiers\u00a0\u00bb (J\u00e9r. VI, 16), tout en s\u2019y maintenant eux-m\u00eames. Elle prend d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment le parti de consid\u00e9rer les probl\u00e9matiques de la Modernit\u00e9 commen\u00e7ante comme d\u00e9pass\u00e9es et hors de propos. Le contexte de la post-modernit\u00e9 n\u2019est plus celui du prestige de la vieille critique et des sciences nouvelles\u00a0: l\u2019int\u00e9gration par tous des principes de la critique a fait de cette pens\u00e9e d\u2019avant-garde un lieu commun, qu\u2019il s\u2019agit d\u00e9sormais de traiter avec le m\u00e9pris qui lui convient. Ces vieux miroirs aux alouettes sont d\u00e9pass\u00e9s\u00a0; seule demeure intacte la v\u00e9rit\u00e9, et la mani\u00e8re dont nos Anciens l\u2019abordaient dans les diverses branches de la Science Sacr\u00e9e. La fa\u00e7on d\u2019appr\u00e9hender la v\u00e9rit\u00e9 d\u00e9termine une <em>forma mentis<\/em> qui en conditionne l\u2019application. Aussi, sans ignorer absolument les probl\u00e9matiques du modernisme et du criticisme (puisque le <em>Serment anti-moderniste<\/em> exige une bonne connaissance du probl\u00e8me), la <em>Concorde <\/em>met n\u00e9anmoins l\u2019accent sur la dispensation aux Clercs d\u2019un enseignement qui n\u2019abandonne aucune de ses parties \u00e0 la fantaisie apolog\u00e9tique des temps modernes, et encore moins aux officines la\u00efques qui pr\u00e9tendent dicter aux Clercs le contenu et les bornes de la Science Sacr\u00e9e qui est la leur par \u00e9tat et par droit.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Si la science est une n\u00e9cessit\u00e9 pour le Clerg\u00e9, sans la charit\u00e9, qui \u00e9difie, elle ne fait qu\u2019enfler vainement (I Cor. VIII, 1). L\u2019accent est donc mis sur les vertus cl\u00e9ricales, qui peuvent se r\u00e9sumer, d\u2019une part, \u00e0 l\u2019ob\u00e9issance au Christ dans la personne des Sup\u00e9rieurs, et d\u2019autre part, l\u2019imitation de J\u00e9sus-Christ dans la vie de service de l\u2019Eglise. L\u2019amour de l\u2019Eglise une, sainte, catholique, apostolique et romaine, dans son Chef, son Coll\u00e8ge apostolique et ses membres, est la manifestation la plus pure de l\u2019amour du prochain, pour ce qui regarde l\u2019\u00e9tat cl\u00e9rical.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Au sein de la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em>, le jeune Clerg\u00e9 apprend \u00e0 aimer le peuple de Dieu comme le Bon Pasteur aime son troupeau et le ch\u00e9rit.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La sainte Liturgie est la source de notre foi, selon l\u2019adage\u00a0: <em>Lex orandi, lex credendi<\/em>, \u00ab\u00a0ce que l\u2019on doit croire vient de ce que l\u2019on doit prier\u00a0\u00bb. Un soin particulier est apport\u00e9 \u00e0 la formation liturgique des futurs ordinands. Toutefois, le caract\u00e8re religieux de la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> tend \u00e0 favoriser la sobri\u00e9t\u00e9 et la simplicit\u00e9 catholiques, dans un monde o\u00f9 la liturgie traditionnelle (ou ce qui en tient lieu) n\u2019est plus go\u00fbt\u00e9e que pour des raisons d\u2019esth\u00e9tisme et de snobisme mondains. La liturgie, qui est au centre de la vie chr\u00e9tienne, n\u2019est pas un moment o\u00f9 les sens sont flatt\u00e9s, mais o\u00f9 l\u2019\u00e2me s\u2019\u00e9l\u00e8ve vers Dieu, afin de s\u2019appliquer \u00e0 vivre \u00e0 la gloire de Dieu aussit\u00f4t que retentissent les mots du renvoi des fid\u00e8les\u00a0: <em>Ite, missa est<\/em>.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019Ev\u00eaque et Sup\u00e9rieur de la <em>Concorde<\/em> n\u2019entend pas d\u00e9multiplier les Pr\u00eatres, acc\u00e9dant aux desiderata de tous ceux qui estiment \u00ab\u00a0avoir la vocation\u00a0\u00bb\u00a0: l\u2019imposition des mains se fait sans pr\u00e9cipitation (I Tim. V, 22), mais en fonction des besoins pastoraux de la Communaut\u00e9. Les Pr\u00eatres, r\u00e9p\u00e9tons-le, sont avant tout des Religieux, dont l\u2019esprit, form\u00e9s par les trois V\u0153ux, sera essentiellement pr\u00e9occup\u00e9 du bien commun, du service de l\u2019Eglise en g\u00e9n\u00e9ral par l\u2019accomplissement du minist\u00e8re particulier qui leur sera confi\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Selon les besoins, les Pr\u00eatres-religieux pourront \u00eatre envoy\u00e9s comme missionnaires par l\u2019Ev\u00eaque, afin de pr\u00eacher la parole de Dieu, et d\u2019\u0153uvrer dans la moisson du Seigneur (S. Mth. IX, 37) comme des ouvriers fid\u00e8les. Aussi, tout en se faisant \u00ab\u00a0tout \u00e0 tous\u00a0\u00bb (I Cor. IX, 22) en vue du salut de tous, les Pr\u00eatres de la <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> ont pour mission d\u2019\u00eatre les t\u00e9moins de l\u2019invariabilit\u00e9 du Seigneur Sabaoth, qui d\u00e9clare\u00a0: \u00ab\u00a0Moi, le Seigneur, je ne change pas\u00a0\u00bb (Mal. III, 6).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> attend des candidats qu\u2019ils professent la foi catholique dans toute son orthodoxie, sans m\u00e9lange d\u2019innovations, ou d\u2019opinions particuli\u00e8res, et bien entendu d\u2019h\u00e9r\u00e9sies. Alors m\u00eame qu\u2019elle encourage la pi\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e, la <em>Concorde<\/em> consid\u00e8re que de nombreuses formes de d\u00e9votions entra\u00eenent un affaiblissement ou un gauchissement du primat de l\u2019amour de Dieu. Aussi, les futurs Religieux et Pr\u00eatres sont-ils pri\u00e9s de laisser leurs opinions particuli\u00e8res en la mati\u00e8re dans le monde qu\u2019ils sont r\u00e9solus \u00e0 quitter. Il sera requis de tous les candidats qu\u2019ils embrassent les us et coutumes de la <em>Concorde<\/em>, son amour de l\u2019Eglise catholique et du Si\u00e8ge Apostolique, comme ses sp\u00e9cificit\u00e9s spirituelles et structurelles.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Il est \u00e0 noter que l\u2019usurpation des fonctions cl\u00e9ricales constitue <em>a priori<\/em> une disqualification pour l\u2019entr\u00e9e dans la carri\u00e8re cl\u00e9ricale, conform\u00e9ment au Can. 985 \u00a7 7, et particuli\u00e8rement celle de l\u2019enseignement. La <em>Concorde augustinienne et sacerdotale<\/em> est particuli\u00e8rement attentive \u00e0 ce point.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>La liturgie de l\u2019Ordination comporte un merveilleux r\u00e9pons, compos\u00e9 des paroles de N.-S. J.-C. disant \u00e0 ses Disciples\u00a0: \u00ab\u00a0Je ne vous appelle plus serviteurs, mais mes amis\u00a0\u00bb (S. Jn XV, 15), qui vient en guise de conclusion de la c\u00e9r\u00e9monie qui conf\u00e8re \u00e0 un homme le pouvoir d\u2019agir <em>in Persona Christi<\/em>. Cette amiti\u00e9 avec le Verbe \u00e9ternel de Dieu est un privil\u00e8ge supr\u00eame, apparent\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019unique n\u00e9cessaire\u00a0\u00bb (S. Lc X, 42) que nul ne peut ravir au Pr\u00eatre, ou usurper.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Gardien et dispensateur de la Science Sacr\u00e9e, le Pr\u00eatre uni \u00e0 son Ev\u00eaque est celui qui guide les \u00e2mes vers l\u2019amiti\u00e9 avec Dieu, qui est la fin de la charit\u00e9 ou le Ciel. Il n\u2019y a pas d\u2019ami du Christ, le Roi des rois (I Tim. VI, 15), sans insertion dans l\u2019ordre eccl\u00e9sial, qui est l\u2019ordre des choses, l\u2019ordre du monde tel que Dieu l\u2019a cr\u00e9\u00e9 pour Lui-m\u00eame.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au sommet de l\u2019\u00e9tat religieux, se trouve la cl\u00e9ricature. 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